
Après "A very British Gangster" film documentaire anglais sur un chef de flan mafieux du côté de Manchester, le cinéma sintéresse cette fois aux Yakuza par l’entremise de Jean-Pierre Limosin, grand amateur de culture et de cinématographie japonaise et auteur notamment du film "Tokyo Eyes").
Malheureusement tout comme il est frustrant de voir un documentaire sur le porno sans voir un bout de fesse, il est dommage que ce film sur les yakuza ne traite de cette société aux activités secrètes et criminelles qu’en surface, montrant cette mafia un peu comme une administration aux accents militaire pépère loin de l’image que l’on peut avoir habituellement du monde des yakusa.
Le documentaire nous montre la vie quotidienne yakuzas, et notamment la formation des aspirants qui doivent se soumettre à des rites et à un apprentissage strict fait principalement de courbettes et de servitudes. On suit tout ça d’assez loin, écoutant les états d’âme d’un chef mélancolique et résigné, presque touchant, regrettant le manque de motivation des nouvelles recrues.
Plus le doc avance, et plus on se demande bien ce que Limosin a voulu raconter en fin de compte sachant dès le départ qu'il ne pourrait pas montrer grand chose. Il semble s’ennuyer et finit même par prendre son personnage principal en route. Dommage car formellement le film tient la route et Limosin montre qu’il sait toujours placer une caméra là où il faut.
film en salle depuis le 9 avril 2008 et diffusé également sur arte.
Avec ce nouvel album, le tourangeau nous sert un punk-rock aux accents disco et psychédéliques des plus roboratifs qui soient auquel il apporte une petite touche krautrock comme il est souvent de mise ces temps-ci. Un album dansant, assez inclassable, qui pioche un peu dans tous les styles, qui part un peu dans toutes les directions à l’image par exemple du récent et génial premier album des new-yorkais de MGMT. Un album porté par le tube en puissance que constitue le titre “Take your time”, sorte d’hymne rock pour stade de foot… totalement imparable.
Enregistré en une seule prise à la maison et en compagnie de ses amis du Neue Band, “Weird hits two covers and a love song” laisse l’impression d’un album frais, au plaisir instantané qui, même s’il est à l’image de nombreuses productions actuelles mêlant rock et musique de dance-floor, ne souffre d’aucune comparaison possible tant il fait preuve d’une réelle audace à commencer dans le choix des deux rerpsies “A hit” de Smog et “Warm leatherette” de The Normal.
Ecouter "Take your time"

Depuis le succès de "Robots après tout", tout le monde connaît l’insaisissable Philippe Katerine. Artiste complet, (écriture, le dessin, le chant, danse…) il était au micro de Anita Castiel pour l’émission "Surpris par la nuit" mercredi 2 avril 2008.
L’occasion d’écouter un type toujours aussi étonnant, fan de dadaïsme, de Jean Eustache, dans un entretien passionnant, plein de de petits bruits, à la fois drôle et émouvant dans lequel il évoque plein de choses, notamment son opération du cœur en 1976, mai 68 ou encore les vêtements de gens morts. Un moment d’intimité comme seule la (bonne) radio peut nous en offrir.
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En ce début de mois d’avril 2008, l’album de MGMT est assurément mon gros coup de cœur pour premier tiers de l’année. Tiendra t-il la distance jusqu’en décembre ? En tout cas c’est d’ores et déjà un prétendant pour le podium de fin d’année.
Difficile comme ça de ranger les new-yorkais de MGMT dans une case tant leur musique renvoie à différentes époques et à différents style… et c’est d’ailleurs ce qui fait sa force principale en plus de proposer des mélodies et des refrains imparables.
Une vraie brocante ce " Oracular Spectacular ". On y trouve de tout. Et surtout des gros bouts d’années 70 : du glam rock, des plans disco façon Bee Gees sous amphétamines ("Electric Feel"), Du psychédélisme en veux-tu en voilà ("4th Dimensional Transition", "The Handshake"…) du folk rock ("Pieces Of What") qui rappelle bien Les Stones, tout ça sans la moindre sensation de redite à tout au long des 40 minutes que dure le tout.
Bref, une bonne grosse baffe produite par le toujours inspiré Dave Fridmann ((Flaming Lips, Weezer, Sparklehorse, Mogwai, Clap Your Hands Say Yeah…) qui sécoute et s'écoutera encore pendant une paire de semaines.
Sony - Mars 2008
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Seulement 3 volumes de parus et déjà les compilations éditées par le webzine Phlow "dédiées entièrement au musique en téléchargement libre) sont devenues incontournables.
Mieux que n’importe quel sampler de magazine, "Their Finest Hour" propose un très beau tour d’horizon mensuel de la sphère netlabel. L’occasion de se rendre compte que l’ambient et l’electronica ne sont pas forcément les seuls genres représentés mais que la pop et la folk music ont également leur mot à dire dans ce vaste monde de la bonne musique libre et gratuite.
Deux titres pour vous en persuader :
Henrik José : “I’m on your side”
Best Of Netlabels: “Their Finest Hour Vol. 1″
Best Of Netlabels: “Their Finest Hour Vol. 2″
Best Of Netlabels: “Their Finest Hour Vol. 3″
Comme ça, à première vie on pourrait tout à fait croire cet album venu d’un autre
temps, sorti au tout début des années 70, entre un premier Higelin et un déjà vieux Pierre Vassiliu. Impression d’autant plus forte que la pochette pileuse de
l’album semble elle aussi vouloir nous ramener à une époque où les Yves Simon et autre Maxime Le forestier arboraient eux aussi barbe fournie et cheveux longs sur
leurs pochettes de disque.Pourtant c’est bien en 2008 que sort ce très bon premier album signé Alister, sympathique jeune homme revenu de la télé où il a notamment contribué à l’écriture de sitcoms.
Produit magistralement par le toujours intéressant Baxter Dury, “Aucun mal ne vous sera fait” dévoile 11 chansons contrastées, entre spleen, humour et rock’n’roll. Car il faut se rendre à l’évidence, il y en pour tout le monde dans cet album, pour les jeunes comme pour les vieux qui retrouveront un peu de Dutronc dans certaines des ces chansons.
Des choses très directes (”Qu’est ce qu’on va faire de toi”, “Bordel”…) aux balades mélancoliques (”Quelque chose dans mon verre”, “Barnum”…) chaque titre raconte une histoire, évoque une humeur,
un sentiment… tout ça sur fond d’ambiance de fin de soirée.
Des mélodies et des refrains imparables, une voix nonchalante et accrocheuse, des textes, des arrangements et une production aux petits oignons, tels sont les principaux ingrédients qui font de
cette album une vraie réussite, presque un ovni dans une chanson pop-rock française qui manque cruellement de renouveau.
Alister "bordel" en écoute :
Le Myspace d’Alister
interview d’Alister


