
Mélange heureux entre The God Machine (l’ancien groupe de Robin Proper-Sheppard auteur du magistral “Scenes From The Second Storey” en 1993), Mogwai, Archive, voire Ride, la musique de Robin Foster nous conduit là où d’autres nous ont envoyé par le passé avec des moyens quasi-similaires. Entre post-rock, Shoegaze, pop et même indus, Robin Foster balance une musique directe, brute, aérienne et sans fioriture, d’une efficacité redoutable dans laquelle le garçon s’amuse invariablement à faire monter la sauce tout doucement pour nous amener à une sorte d’extase sonique assez jouissive qui se fait ressentir sur la plupart des titres de l’album.
Doué pour les ambiances sombres et apocalyptiques, Robin Foster met son talent au service d’une musique cinématographique et émotionnelle. Et même s’il s’octroie par moment quelques écarts du côté d’une pop mélancolique qui lorgne un peu vers U2 ou New order, la musique du garçon donne tout son potentiel sur ces titres où beats robotiques, riffs incisifs et mélodies délicates se marient à merveille. Un bel effort, finalement assez rare aujourd’hui, à saluer comme il se doit.
last exit - 2008
www.myspace.com/robinfoster
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MUSIQUE

Pour ma part le cinéma d’Assayas c’est plus souvent Bof que Ouais !, pour ce nouveau film du frère à Michka ce sera, le cul entre deux chaises : ouais bof…
Au départ il y a un projet et une idée séduisante : comment avancer, comment continuer à vivre avec les souvenirs, le passé, la mort des autres et leur héritage (autant financier que sentimental ou moral).
Malheureusement, d’entrée de jeu, Assayas rate son truc (le film familial psychologique), là où peut-être Sautet ou Téchiné (auxquels on pense souvent en regardant le film) aurait réussi. Je sais c’est facile à dire mais pour le moment Assayas n’a pas encore fait le grand film que l’on attend de lui.
Le film, dans l’ensemble se révèle assez longuet et très fabriqué avec des personnages extrêmement caricaturaux : le jeune loup sans état d’âme qui a tout compris à la mondialisation (Jérémie Renier) , la styliste de mode new-yorkaise un peu superficielle mais cool et habillée jeune (Juliette Binoche) et l’intello parisien "qui cause sur France Culture" (Charles Berling). Pourtant pas mauvais acteurs dans ce film, ces trois là souffrent d’un scénario et de dialogues assez faiblards qui rendent leurs personnages peu attachants et les séquences où ils se retrouvent ensemble souvent ratées.
Là ou le film est réussi c’est dans la manière qu’à Assayas de filmer la maison, avec sa verdure foisonnante, d’en faire presque un personnage (et un objet d’Art) à part entière avec tous ces objets étranges (l’art nouveau, l’école de Nancy est notamment à l’honneur avec Majorelle) qui évoquent des artistes, un passé et qui rendent certains passages très beaux, très mélancoliques. Le rapport que peuvent entretenir les personnages avec tous ces objets et le souvenir de ceux qui les ont possédés, de ce qu’ils représentent, est plutôt bien traité aussi. Pour le reste…ouais bof …
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CINEMA

On pourrait croire à un blague mais l’info est bien réelle : le barbu le plus "cool top décalé" de la pop hexagonale Mr Sébastien Tellier représentera la France au 53ème CONCOURS DE L’EUROVISION le samedi 24 mai à Belgrade en Serbie.
Auteur de quelques albums et de bandes originales de films remarquables, Sébastien Tellier jouera à cette occasion le titre Divine qui espérons le sera le grand gagnant de la soirée
www.sebastientellier.com
www.myspace.com/telliersebastien
> la chronique de l'album
> les disques préférés de Tellier
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MUSIQUE

On ne remerciera jamais assez le "verbeux" Philippe Meyer (et son émission de chansons françaises toute pourrie) de s’être présenté aux élections sous l’étiquette Modem dans le 5ème à paris. Grâce a lui on a droit, à la place, chaque dimanche matin entre 10 et 11, à un émission intitulée "Sous les pavés, le vinyle", pour un petit air de mai 68 bien sympathique qui fait du bien surtout à l’heure actuelle.
Dommage que la campagne des municipales ne dure pas plus longtemps…
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/souslespaves/
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TELEVISION - RADIO

Miss Kittin après avoir connu le succès (avec The Hacker) avec le fameux et désormais
classique "Franck Sinatra" (c'est toujours la sonnerie de mon téléphone) retourne dans un anonymat tout relatif pour la sortie de son nouvel album. Pas totalement electro, pas franchement
new-wave ni vraiment pop, ce "batbox" touche à tout les genres et s’aventure clairement dans la pop avec de nombreux morceaux chantés et des formats beaucoup plus proches de Depeche Mode que de Drexcya. Le résultat donne quelque chose de très agréable, bien produit, avec quand même une bonne moitié
de singles potentiels.
Sans être géniale mais avec un certain talent pour les refrains et les mélodies, Miss Kittin aura eu le mérite avec cet album
de vouloir se renouveler, de proposer quelque chose d'honnête et finalement assez varié. Bravo.
www.myspace.com/kittinmusic
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MUSIQUE

Formation londonienne emmenée par Oly Ralfe et le multi-instrumentiste Andrew Mitchell, Ralfe Band va démontrer, en un peu plus
de 45 minutes comment, en brassant les genres, en multipliant les pistes, on peut arriver à composer quelque chose d’audacieux et de traditionnel à la fois.
Jouée avec moult instruments (on note la présence de guitares, piano, percussion, mandoline, viole, accordéon… voire de tout objet capable de faire de la musique),
la musique du Ralfe Band évoque une musique faite entre potes, à la maison, avec un petit côté artisanal très appréciable.Jamais attachée à un style précisément, le duo bouffe à tous les râteliers et pourrait tout aussi bien jouer avec le dépressif Beirut, qu’aux cotés de Will Oldham que de Devandra Banhart ou même des Calexico.
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MUSIQUE


