
Y’a des jours comme ça, où on ne regrette pas de payer sa redevance annuelle, des jours où la télé nous laisse encore croire que tout n’est pas pourri au royaume de l’audimat et qu’il existe encore de la place pour de grandes réalisations télévisuelles. "Quelques Jours en avril" de Raoul Peck diffusé sur Arte le vendredi 22 février 2008, en fait partie.
Réalisateur rare mais précieux ("L'Affaire Villemin" déjà pour Arte, mais aussi "L'Homme sur les quais" ou "Lumumba" au cinéma) Raoul Peck s’est souvent attaché, dans sa filmographie, à dresser un état des lieux de l’Afrique. C’est ce qu’il fait encore une fois avec "Quelques Jours en avril", film bouleversant et juste sur le génocide perpétré en 1994 au Rwanda.
"Quelques Jours en avril" offre un éclairage nouveau, un regard engagé sur la tragédie de ce pays et montre à quel point la communauté internationale s’est désintéressé de ce pays "sans pétrole".
En évitant les écueils et les clichés, Raoul Peck réussit un film fort basé sur des témoignages en y intégrant une dimension humaine mais aussi politique.
Un film et un sujet qui rappellent à bien des égards la Shoah et qui montre bien que tous les génocides se ressemblent et à quel point de simples citoyens nourris par la haine peuvent devenir des fonctionnaires de la mort. Un grand moment de cinéma à la télévision !
Un film à rapprocher d’un autre téléfilm, "opération turquoise", diffusé sur canal + en novembre 2007, qui parlait du fiasco de l’intervention française au Rwanda.
Le film repasse DIMANCHE 9 MARS à 0H30 sur Arte
> Interview Télérama de Raoul Peck qui revient sur son film
Extraits :

On en est sûr, la belle musique peut venir de partout à la fois à travers le monde, : d’Amérique du Sud, d’Europe occidentale comme des pays de l’Est. La preuve en est encore une fois avec le splendide album "LO-FI" signé d’un espagnol (Nacho) sur un netlabel russe Clinica archives.
Dans celui-ci comme dans le précédent ("Trenes de Juguete") il est beaucoup question de piano, de field recordings épars (bruits, de radio, sons de la nature...) mais également de guitare, de sonorités électroniques pour un album ambient, post-rock, qui rappelle par certains aspects des artistes du label espagnol Foehn tel que Balago ou encore pourquoi pas le superbe "Nest album" de 2007. Bosques de mi Mente distille une musique d’ambiance d’une grande richesse émotionnelle, cinématographique, qui évoque plein de choses... la vie, les saisons, les humeurs. Bref, un album qui vous transporte, qui vous porte et vous emporte… tout simplement un très grand album pour cette année 2008.
Bosques de mi Mente : Tormenta de verano
netlabel : Clinical archives
site : www.myspace.com/bosquesdemimente
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En confiant à son ami Viandox la honte de voir son papa se conduire ainsi, notre petit fantôme lui ainsi va se rendre compte que les relations de Viandox avec son père chanteur de rap ne sont pas faciles non plus.
Second volet des aventures de Gusgus l’enfant fantôme, “Papa cool” met en avant les rations père-fils, traitées ici avec douceur, simplicité et humour. Une façon d’expliquer aux
enfants qu’il est difficile d’avoir le papa idéal et qu’il faut simplement savoir accepter le sien avec ses qualités et ses défauts.
Même si certains pourront trouver tout ça très simpliste, il faut juste rappeler que cette série destinée aux jeunes enfants a pour but avant tout les ouvrir sur la bande dessinée en leur
proposant des lectures simples, agréables et intelligentes traitant de sujets de la vie quotidienne d’un enfant.
Mission réussie avec ce second tome de “Gusgus” qui en plus à la mérite de bénéficier du très joli coup de crayon de Jean-Luc Englebert.
Scénario : Christian Durieux
Dessin : Jean-Luc Englebert
Editeur : Dupuis
Collection : punaise
48 pages - 9,50 euros
Publication : janvier 2008 (réédition)
www.punaise-puceron.com
> voir une planche

Cinq 7 / Wagram - 2008
www.calvinharris.tv
www.myspace.com/calvinharristv

Album multi-pistes, aux nombreux carrefours, “No sport” fait étalage d’une grand richesse stylistique, convoque le fantôme Gainsbourg (sur le Melodynelsonien “Lover dose”), avec un Rodolphe Burger qui, une fois encore, a revêtu sa panoplie d’alchimiste pour nous concocter un blues-rock maison, dont il s’amuse à modifier sans cesse la recette pour donner au final un disque ouvert et ainsi poursuivre la construction d’une œuvre sans partage dont il serait urgent de reconnaître la valeur… au même titre, par exemple, que le splendide “Far From The Pictures” de Kat Onoma.
Capitol/EMI
www.rodolpheburger.fr
www.myspace.com/rodolpheburger

Bon ben voilà, c’est souvent comme ça, plus on attend un film et plus on a des chances d’être déçu à l’arrivée. Après la tonne de louanges lues ici et là j’entrais dans la salle en totale confiance un peu comme une équipe Nancéienne prête à avaler le petit poucet Carquefou en coupe de France, et comme à l’issue de ce match incroyable, un seul mot s’impose : déception.
Tiré du roman de Cormack Mac Carthy ce film avait pourtant tout pour plaire : un décor somptueux, entre western et polar, des méchants plus que méchants, un minimalisme et un côté dépouillé bien vu, une mise en scène sans accro, des lumières superbes, mais voilà, une fois la forme mise de côté, reste le contenu, la chair du film… et là gros problème : ça sonne le creux et encore le creux.
Certes on suit sans déplaisir le périple meurtrier de ce tueur froid et fou qui dézingue tout sur son passage avec sa bombonne a oxygène, et toutes les péripéties qui ponctuent le film, mais sans passion, sans rien ressentir, sans émotion, sans la moindre empathie ni antipathie pour qui ou quoi que ce soit. On regarde tout ça à distance, loin, trop loin de l’écran de cinéma… et au fond, on s’en fout un peu de tout ça.
Bien sûr c’est plein de virtuosité, de maîtrise absolue, mais quand tant d’efforts sont mis au service d’une histoire qui tourne à vide… y’a de qui rester sur sa faim.
Un raison de plus pour aller revoir "There Will Be blood" et de voir que une grande mise en scène au service d’un récit fort c’est quand même autre chose !


