Jeudi 6 mars 2008
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Ce n’est plus un scoop, L’excellent Joseph Ghosn quitte les inrockuptibles. (aucune raison évoquée si ce n’est "l’envie de tourner la page".) Décidément c’est l’hécatombe dans ce journal qui a vu, ces derniers mois, partir ses meilleurs plumes. Manquerait pu que Richard Robert fasse lui aussi ses valises.
Joseph Ghosn qui avait, souvenons-nous déjà fait les beaux jours de Magic il y a une dizaine d’années laisse donc ses fervents lecteurs (dont je fais partie) orphelins. La rubrique BD qu’il tenait à bouts de bras risque d’en pâtir.. à suivre. Et tous ces disques qu’il était (sans doute) le seul à écouter et à chroniquer vont me manquer.
Pour les accros, on peut retrouver Joseph Ghosn sur son blog http://www.josephghosn.com 



Mardi 4 mars 2008
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Pour tout dire, j'étais un peu passé à côté de cet album à sa sortie en fin d'année dernière et puis en revenant dessus réguliérement il a fallu me rendre à l'évidence, cet album est une pettie merveille !

Très justement lauréat du concours "CQFD 2007", le duo auvergnat Cocoon sort fin 2007 "My friends all died in a plane crash" un premier album aussi prometteur que profond dans lequel on découvre une musique folk envoûtante et mélancolique qui transpire la vielle Amérique à chaque note. C’est pourquoi on ne remerciera jamais assez Mark Daumail et Morgane Imbeaud d’avoir chois l’anglais comme langue d’expression tant celle-ci paraît tout naturellement indissociable de leur belle musique qui a, il faut reconnaître, plus à voir avec celle d’Elliott Smith qu’avec celle de... Johnny. Finesse des mélodies, précisons des arrangements, insolente simplicité... rien ne semble manquer sur ce "My Friends All Died In A Plane", où l’on ne compte plus les tubes. Du coup, on en viendrait presque à se dire que le groupe a déjà signé là son meilleur album et qu’il va falloir être très fort ou alors très malin au moment d’aborder la suite.
Sober & Gentle/Discograph - 2007
www.myspace.com/listentococoon
Un titre en écoute


Lundi 3 mars 2008
ludo7.jpgLudo est un petit garçon de huit ans passionné de bandes dessinée et notamment des livres racontant les aventures de l’inspecteur Castar. Particularité de cette série les aventures du petit Ludo et celles de Castar, sont plus ou moins liées. On les suit en parallèle, et parfois elles se croisent ou interfèrent l’une dans l’autre… Et sans doute là toute la force et la subtilité de cette série, faire se croiser l’univers concret de Ludo, encré dans une réalité, et celui imaginaire de l’inspecteur Castar.

Comme pour la série “Sac à puces”, les éditions Dupuis on décidé de ressortir les 6 premiers tomes de Ludo (initialement publiées entre 1998 et 2004) dans sa nouvelle collection Punaise. Suivront ensuite des épisodes inédits comme ce septième tome intitulé “Qu’as-tu Kim ?”
Dans cette nouvelle histoire, Ludo et ses camarades font la connaissance d’une petit Birmanie, Kim, fraîchement débarquée en France et qui se voit intégrée dans la classe de Ludo pour une classe verte. Mais très vite celle-ci va se révéler asociale et agressive et va susciter l’incompréhension autour d’elle…

Livre d’abord destiné au 6/12 ans, ce nouveau Ludo prend (comme souvent dans cette série) pour thème l’enfance, les relations entre les mômes, leurs relations aux adultes tout en y intégrant des problèmes de sociétés très contemporains. Ici l’immigration, la barrière de la langue et le traumatisme que peut représenter la séparation avec ses proches. Plutôt bien amenée, la problématique évoquée est parfaitement claire et permettra sans doute de susciter chez l’enfant une réflexion tout en lui procurant un agréable moment de lecture.

Dessin : Pierre Bailly & Vincent Mathy
Editeur : Dupuis - Collection : Punaise
48 pages couleurs - 9.50 € - Publication : 5 mars 2008

Samedi 1 mars 2008
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Est-il besoin de raconter l’histoire ? Ou parlera simplement de destin, celui d’un homme, Daniel Plainview, au début du 20eme siècle, qui est prêt à tout sacrifier pour le pétrole. Seule opposition notable face à lui, la religion, incarnée par un jeune prédicateur mystique.
Ainsi, tout au long du film, les deux hommes vont se livrer au jeu du chat et de la souris pour une quête de pouvoir et de vérité sur fond d’Amérique post-western et pré-industrielle mise en image de façon magistrale par un Paul Thomas Anderson qui signe là son meilleur film... et peut être déjà le meilleur film de l’année 2008.

Tourné en cinémascope dans des décors à couper le souffle (qui m’ont rappelé l’Ouest grandiose de Sergio Leone… rien que ça),  et servi par une photographie elle aussi magnifique, le film raconte un bout de l’histoire des Etats-unis et en même temps parle de tout ce qui fait les Etats-unis, de tout ce qui a fondé le mythe américain où le pétrole et la religion peuvent être consdiérés comme les deux grosses mamelles.
Drame aux multiples rebondissements dans lequel se succèdent des scènes épiques et des moments d’une grand intensité, "There Will Be Blood" dévoile une infinie richesse autant en terme de maîtrise cinématographique que dans les thèmes qu’il aborde. Car ce film parle, certes de la conquête de l’or noir et du pouvoir religieux, mais il évoque également la conquête des hommes sur la terre, la domination des hommes entre eux, les rapports père fils et le sacrifice de la vie au détriment des affaires… 
"There Will Be Blood" est un film d’une grande richesse, boursouflé, audacieux, virtuose et puissant... bref, un grand film de cinéma que l’on est pas prêt d’oublier.




Samedi 1 mars 2008
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Ce film aurait du porter la mention "interdit aux plus de 12 ans" tant ce dragon des mers n’a rien mais vraiment rien pour séduire l’adulte qui accompagne bravement ses enfants à la projection de 14h00 par un jour de pluie.
Dans la lignée de ces films où il est question d’une indéfectible amitié entre un enfant et un animal (type "Sauvez Willy" 1, 2, 3 4…), on ne pourra pas dire que cette réalisation, adaptée du roman de l'écrivain Dick King-Smith, le même qui avait inspiré le film "Babe, le cochon devenu berger", relève vraiment le niveau. Autant "Babe" nous avait réjouit au plus haut point autant ce gentil dragon nous rappelle combien le temps passe très lentement lorsque le filme est mauvais.
Totalement mièvre et dégoulinant de bons sentiments, "Le Dragon des mers", qui s'inspire de la célèbre légende du Loch Ness, ressemble à un beau dépliant touristique sur L’Ecosse et nous rappelle que la guerre c’est moche, que les adultes ne comprennent rien à rien et qu’il ne faut pas faire de mal aux animaux (…le refrain habituel quoi). Rien de détestable dans tout ça me direz vous, mais quitte emmener les gosses au ciné autant se faire plaisir. Espérons qu’il ne faille pas attendre la sortie de "Toy Story 3" pour ça.

Samedi 1 mars 2008
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Sans trop se tromper on peut annoncer que "Bienvenue chez les Ch'tis" sera un, si ce n’est, le grand succès français du cinéma en 2008 en terme d’entrées. Car il faut bien l’avouer il y a tout dans ce film pour attirer un large public désireux d’aller rire un bon coup ou simplement se divertir au cinéma. Le cinéphile lui ira dans la salle d’à coté voir autre chose.
Bonne grosse comédie franchouillarde du dimanche soir, "Bienvenue chez les Ch'tis" s’inspire clairement et avant tout des comédies de Gérard Oury ("le corniaud ") ou de Francis Weber ("Les Compères", "la doublure"…). N'attendons doonc pas de surprsie en terme de scénario. Malgré tout, Danny Boon s’en sort plutôt pas mal et réussit une comédie facile (avec ses répliques déjà cultes !), légère, sans vulgarité… ce qui est toujours un petit exploit au regard de certaines bouses habituellement sensées faire rire le bon peuple de France.
Là où il réussit son coup c’est à travers le regard tendre qu’il porte sur sa région d’origine avec au final un film certes, convenu, mais assez drôle, plutôt bien joué (Kad Merad est impeccable, et Philippe Duquesne dans une moindre mesure aussi) et pour lequel on sera indulgent sur les faiblesse du scénario, et sur le côté prévisible des gags et plus généralement sur ce qui arrive aux protagonistes.
Bref, un film sympathique, taillé pour la gloire et dont le cinéma français a besoin de temps en temps.



 

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Une sélection  qui délaisse les nouveautés pop, rock, electro pour se consacrer sur une poignée de vieux titres qui, j'espère, vous feront passer un bon moment.

01) Sim & Eric de Marsan : le roi des bricoleurs
Pour commencer THE TUBE incontestable de la sélection, une rareté, un titre coquin et plein de bonne humeur, composé par Eric Demarsan ("L’armée des ombres", "le cercle rouge"…) et interprété par Sim. Si, si, Un must !!!

02) Lee Hazlewood  : Hey cowboy
On ne présente plus Lee Hazlewood, chanteur counrty pop sorti des oubliettes il y a quelques années avec des rééditions (dont le fameux "Cowboy In sweden" d’où est tiré cet immanquable "Hey Cowboy") et des articles dans la presse spécialisée pour vanter le talent de composition de ce gbeau moustachu qui se fit surtout connaître pour ses duos avec la non moins charmante Nancy Sinatra.

03) Raisonance  : Ok Chicago
Composé pour un film policier type blaxpoitation "Ok Chicago", ce titre "70's à fond !!!"est en fait co-signé par Pierre Bachelet qui, à l’époque, était surtout connu pour ses compostions pour la pub, la télé et le cinéma... c’est après que tout se gâte.

04) Doris Day : Send Me No Flowers
Extrait d’une compilation Easy listening à bas prix mais forte intéressante dans laquelle des voix (Tony Benett, Percy Faith, …) chantent Burt Bacharach, ce "Send Me No Flowers" (composé pour le film du même nom signé Norman Jewison) est une vraie petite merveille, dans des harmonies qui rappellent un peu (en plus enjoué et moins sombre), la mélancolie du fabuleux thème "Suicide is Painless" du film M.A.S.H.

05) Bourvil & Fraçois de Roubaix : Petit agneau
On savait rire dans le temps, en témoigne cet extrait d’une B.O. de François De Roubaix pour un film de J.P. Mocky avec Bourvil en tête d’affiche ("la grande lessive") qui ici nous propose un chant liturgique digne des grands moments de Jean Yanne.

06) Dashiell Hedayat & Gong : Chrysler
Dashiell Hedayat, écrivain connu sous le nom de Jack-Alain Léger est aussi l’auteur d’un album culte en compagnie du groupe Gong en 1971 : "Obsolete", l’indémodable titre "Chrysler" devrait donner envie à ceux qui ne connaissent ni l’un ni l’autre d’aller à la découverte de cet album.

07) Michel colombier – Du fond de mon lit
Michel colombier fut d'abord onnu pour avoir composé la fameuse "Messe pour le temps présent" en compagnie de Pierre Henry, mais aussi pour avoir collaboré avec Gainsbourg (Elisa, Manon70). Le crépusculire "Du fond de mon lit " est extrait de l’album "Caport pointu" paru en 1969 et qui restera cmme son seul véritable album pop.

08) Gillian Hills - Le paradis pour toi
Pur produit des 60’s Gillian Hills est la chanteuse yé-yé par excellence : petit minois, look sexy, chansons cul-cul la praline et musiques pop chacha. Elle fut ensuite actrice sur quelques films. Une Gillian Hills qui inspira sans aucun doute Bertrand Burgalat dans la composition de l’album "Chrominance Decoder" d’Aprile March, sommet de label Tricatel.

09) Jean-jacques Perrey – Crazy Crow And Daffyduck
Gros fournisseurs de musique, d’habillage sonore pour la télévision du tout début des années 80 (comme ici pour les fameux interludes d’Antenne 2), Jean-Jacques Perrey est aussi celui qui a rendu célèbre en France les sonorités si particulières du fameux synthé Moog ; des sonorités qui accompagnèrent toute une génération d’enfants télévores.

10) Joe Hisaishi – Sonatine
Fausse vieillerie pour terminer avec Ce titre extrait de la B.O. du film "Sonatine" de Takeshi Kitano, pour rendre hommage à ce formidable composteur japonais que l’on rattache bien sûr aux films de Kitano mais également aux films d’animation de Miyazaki.

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