Assez fade et sans folie, mais pas forcément désagréable à regarder, cette adaptation du livre Le Vallon d’Agatha Christie, (travail de commande) aurait mérité sans doute un peu plus d’originalité et fantaisie, même si on sait que le cinéma de Bonitzer n’est jamais franchement très gai ni forcément très original.
Faute d’intrigue savoureuse et d’atmosphère vraiment prenante, on se concentrera donc sur les acteurs et leur jeu pour voir comment s’en sortent les Mathieu Demy, Valeria Bruni-Tedeschi, Pierre Arditi, Lambert Wilson ou Miou-Miou. De ce point de vue là c’est encore les vieux qui s’en sortent le mieux et notamment le couple Arditi/ Miou-Miou qui constitue la principale fantaisie du film et qui donne un côté légèrement absurde à cette histoire.
Pour le reste, rien à signaler, c’est assez inabouti et trop léger. Seule consolation : la très belle Caterina Murino qui apporte une touche de sensualité assez appréciable et qui a le mérite de réveiller un peu nos sens dans un ensemble bien trop convenu.
PS : il rare que je choisise des affiches de film pour illustrer mes propos, mais j'ai beaucoup aimé celle-ci, signée Floc'h, célèbre dessinateur de BD qui avait notamment réalisé celles pour les plus que fameux "smoking/No Smoking" de Resnais.
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CINEMA
En 2007, Glénat (déjà à l’origine de la publication des 6 volumes de "L’école emportée") publie "Baptism" une autre série majeure de cet auteur japonais.
Dans cette histoire en 4 tomes, on découvre l’histoire incroyable une actrice célèbre, obsédée par sa beauté qui voit sa carrière et sa vie brisée par une tache qui envahit peu à peu son visage. Mais, le plus terrifiant arrive quand cette dernière décide de transplanter son cerveau dans la tête de sa jeune et jeune et jolie fillette, finalement conçue et mise au monde à ces fins.
Tout comme "L’école emportée", "Baptism" se dévore plus qu’il ne se lit et devient très vite un objet de lecture assez captivant et terrifiant tant par le plan machiavélique mis en place par le femme/fille que par les thèmes abordés que sont l’éternelle jeunesse, la fascination et la dégradation du corps, la violence et la manipulation psychologique… autant de thèmes déjà croisés chez Osamu Tezuka dont Umezu peut-être d’ailleurs être considéré comme un contemporain.
Sans doute encore plus abouti que "L’école emportée", "Baptism" bénéficie en outre d’une fin extrêmement bien vue et qui a le mérite de surprendre le lecteur jusque dans les dernières pages.
On attend évidemment avec impatience de prochaines publications en France d’œuvres signés Kazuo Umezu dont on a pas fini de découvrir les talents.
Glénat - 4 tomes parus
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LECTURES

Comme il existe des “Feel Good Movie”, on peut dire, avec ce nouvel album d’Albin de La Simone, qu’il existe désormais des “Feel Good albums”. Et si celui-ci a été conçu dans un bungalow (d’ou le titre de l’album) à Bali, loin du monde, on ne peut pas dire, en tout cas, qu’il exprime la solitude et le détachement tant l’univers d’Albin de La Simone, si familial et si familier, nous ramène à un quotidien tranquille, aux choses simples de la vie, (un pull, une fille, un enfant…) loin, très loin des névroses et de la misère existentielle si souvent chantée ici ou là.
Car ici, bien que la mélancolie soit toujours bien présente, l’ambiance est quand même plutôt à la joie, à la douceur de vivre, un peu comme chez Mathieu Boogaerts (”J’avais chaud”) à qui on pense par moment, finalement plus qu’à Souchon, chanteur auquel on a beaucoup comparé Albin de La Simone à ses débuts.
Avec des arrangements easy pop (façon Burgalat /Tricatel) légers qui nous ramènent cette fois vers l’unique disque de Valérie Lemercier (”Parle moi”), “Bungalow!” s’avère être aussi et surtout un disque frais, pétillant, aux textes souvent drôles et colorés qui nous font dire qu’il y’a aussi du Gotainer chez ce garçon (”Vandéeen”). Alors même si ce “Bungalow!” n’en a pas l’air, il fait pourtant déjà partie des meilleurs disques de chanson française de l’année 2008. Sans prétention, et avec une réelle facilité, avec ce troisième opus, Albin de La Simone marque un peu plus de son emprunte la scène française actuelle, et bien qu’il ne concourt pas dans la même catégorie que Bashung et consorts, sa valeur n’en est pas moins altérée… et c’est promis, on lui garde sûr une place au chaud dans nos tops de fin d’année.
cinq7 - avril 2008
Le site officiel de Albin de la Simone
Le Myspace de Albin de la Simone
le site du label Cinq7
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MUSIQUE

Comme il n’y a jamais de temps perdu pour voir les bons films, Je vous parlerai aujourd’hui de "Juno", film de Jason Reitman (auteur du sympathique mais inabouti "Thank You for smoking"), un feel good movie qui, comme son nom l’indique, fait du bien… et plus encore !
"Juno" est un bon film pour plein de choses mais d’abord parce qu’il réussit à faire passer des sentiments positifs (qui font du bien comme on l’a dit) sans forcément faire dans les bons sentiments ni dans le pathos, dans la critique sociale ou morale.
"Juno" est un bon film parce qu’il est à la fois simple et subtil, qu’il réussit à parler de choses aussi graves que l’avortement chez les ados tout en nous laissant un sourire au coin des lèvres du début à la fin.
Et ce qui pouvait ressembler au début à une comédie ado aux allures de sitcom se révèle au final être un chouette petit film indé américain comme on les aime, avec des ados attardés et très drôles, des américains moyens chaleureux et touchants et une bande son aux accents folk des plus roboratives qui soit.
Côté mise en scène rien d’énorme mais juste plein de petites choses très sympas, de petits gimmicks clipesques à commencer par le générique qui constitue une très agréable mise en bouche à un film né pour plaire.
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CINEMA

Après deux albums, dont un désormais quasi-mythique, “act.1″ sorti en 2000, le duo Nicolas Kantorowicz et Benjamin Sportès revient aux affaires avec un disque remuant et enjoué dans lequel les deux garçons mettent une fois de plus en avant leur art du sampling ; un disque où les voix se font plus que jamais entendre pour un troisième round qui s’annonce plus pop que jamais… Chouette !
Samplant, triturant, Mixant soul music, dub, musiques de films, rock steady, pop 60’s, électro, jazz et toutes sortes de sonorités bizarroïdes, les Sporto Kantes reprennent une formule qui a déjà fait ses preuves par le apssé et qu’ils remettent au goût du jour avec talent et inspiration. Car on a beau avoir un soundbank bien fourni, faut-il encore savoir remettre tout ça dans le bons sens pour donner vie à une poignée de titres bien arrangés et capables de tenir toute la longueur d’un album.
Le village vert/wagram - avril 2008
Ecoutez "Whistle"
www.myspace.com/sportokantesofficial
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MUSIQUE

A l’heure des vacances, où la moitié des écrans sont squattés par des productions pour enfants, on était en droit d’attendre d’Horton un divertissant en 3D de qualité. Malheureusement, une fois de plus pour ce type de film d’animation, la déception est au rendez-vous.
Car il faut bien avouer qu’à de rares exceptions (les films des studio Pixar notamment) la qualité n’est plus au rendez-vous dans ce genre de dessin animé. Et même si les studios Blue Sky nous avait offert un séduisant "L’âge de Glace", on ne peut pas dire que "Robots" ensuite et ce piteux et bien niais "Horton" aujourd'hui soient des films de qualité.
Pas drôle pour un sou (pas un seul bon gros rire en 1h30 dans une salle pleine de gosses, faut le faire !), Horton propose une histoire ennuyeuse, celle d’un éléphant (la voix de Dany Boon, bof) qui découvre un beau jour l’existence d’une ville dans une poussière : Zouville. Ensuite, le film navigue entre les deux univers pour nous montrer comment le gentil Horton va sauver cette ville de l’infiniment petit de la destruction fomentée par la méchante Madame Kangourou.
Mais tout va rentrer dans l’ordre et l'on pourra entendre en guise de conclusion : "Une personne est une personne, même petite". Tout va bien on peut rentrer à la maison se repasser un bon vieux "Toy Story".
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CINEMA


