
Depuis qu’il a cassé ses
objets (Duo au sein duquel il officiait aux côtés d’
Olivier Libaux dans les années 80),
Jérôme Rousseau est
devenu un
Ignatus, sorte d'animal chantant qui porte un regard caustique et amusé sur le monde, et surtout le sien, à travers des
chansons qui rappellent d'autres amoureux de la langue vache que sont
Gainsbourg ou
Boris Vian... auxquels on pense souvent ici.
Après "L’air est différent", "Le Physique" et "Cœur de bœuf dans un corps de nouille",
Ignatus sort donc son quatrième album "Je remercie le hasard qui" l’occasion pour nous de voir que le
garçon est plus que jamais fidèle à son style, à ses thèmes, distillant toujours parcimonieusement son humour pince-sans-rire, sa mélancolie ou sa bonne humeur dans des chansons lumineuses et
riches d’instruments (guitares, clarinettes, saxophones, flûte, orgue à bouche, mélodica, piano…).
Acompagné de
Benoit Rault, (
Ben’s Symphonic Orchestra), de
Ludo Pin et d'autres amis,
Ignatus nous invite dans un monde contrasté, entre joies et renoncements, évoquant
aussi bien l’amour, son voisinage que le bonheur simple de pisser dans l’herbe.
Désormais seul maître à bord, ne dépendant plus d’aucune maison de disque,
Ignatus continue son parcours, invariablement, enrichissant encore un peu plus son patrimoine musical personnel
avec des chansons débordantes de générosité, pleines de mots et d'arrangements plus beaux que jamais.
Des caractéristiques qui font la particularité de cet artiste unique, loin de tout éclairage médiatique et que l’on retrouve à chaque nouvel album avec un plaisir intact.