En confiant à son ami Viandox la honte de voir son papa se conduire ainsi, notre petit fantôme lui ainsi va se rendre compte que les relations de Viandox avec son père chanteur de rap ne sont pas faciles non plus.
Second volet des aventures de Gusgus l’enfant fantôme, “Papa cool” met en avant les rations père-fils, traitées ici avec douceur, simplicité et humour. Une façon d’expliquer aux
enfants qu’il est difficile d’avoir le papa idéal et qu’il faut simplement savoir accepter le sien avec ses qualités et ses défauts.
Même si certains pourront trouver tout ça très simpliste, il faut juste rappeler que cette série destinée aux jeunes enfants a pour but avant tout les ouvrir sur la bande dessinée en leur
proposant des lectures simples, agréables et intelligentes traitant de sujets de la vie quotidienne d’un enfant.
Mission réussie avec ce second tome de “Gusgus” qui en plus à la mérite de bénéficier du très joli coup de crayon de Jean-Luc Englebert.
Scénario : Christian Durieux
Dessin : Jean-Luc Englebert
Editeur : Dupuis
Collection : punaise
48 pages - 9,50 euros
Publication : janvier 2008 (réédition)
www.punaise-puceron.com
> voir une planche
Ludo est un petit garçon de huit ans passionné de bandes dessinée et
notamment des livres racontant les aventures de l’inspecteur Castar. Particularité de cette série les aventures du petit Ludo et celles de Castar, sont plus ou moins liées. On les suit en
parallèle, et parfois elles se croisent ou interfèrent l’une dans l’autre… Et sans doute là toute la force et la subtilité de cette série, faire se croiser l’univers concret de Ludo, encré dans une
réalité, et celui imaginaire de l’inspecteur Castar.
Comme pour la série “Sac à puces”, les éditions Dupuis on décidé de ressortir les 6 premiers tomes de Ludo (initialement publiées entre 1998 et 2004) dans sa nouvelle collection Punaise. Suivront
ensuite des épisodes inédits comme ce septième tome intitulé “Qu’as-tu Kim ?”
Dans cette nouvelle histoire, Ludo et ses camarades font la connaissance d’une petit Birmanie, Kim, fraîchement débarquée en France et qui se voit intégrée dans la classe de Ludo pour une classe
verte. Mais très vite celle-ci va se révéler asociale et agressive et va susciter l’incompréhension autour d’elle…
Livre d’abord destiné au 6/12 ans, ce nouveau Ludo prend (comme souvent dans cette série) pour thème l’enfance, les relations entre les mômes, leurs relations aux adultes tout en y intégrant des
problèmes de sociétés très contemporains. Ici l’immigration, la barrière de la langue et le traumatisme que peut représenter la séparation avec ses proches. Plutôt bien amenée, la problématique
évoquée est parfaitement claire et permettra sans doute de susciter chez l’enfant une réflexion tout en lui procurant un agréable moment de lecture.
Dessin : Pierre Bailly & Vincent Mathy
Editeur : Dupuis - Collection : Punaise
48 pages couleurs - 9.50 € - Publication : 5 mars 2008

Ce film aurait du porter la mention "interdit aux plus de 12 ans" tant ce dragon des mers n’a rien mais vraiment rien pour séduire l’adulte qui accompagne bravement ses enfants à la projection de 14h00 par un jour de pluie.
Dans la lignée de ces films où il est question d’une indéfectible amitié entre un enfant et un animal (type "Sauvez Willy" 1, 2, 3 4…), on ne pourra pas dire que cette réalisation, adaptée du roman de l'écrivain Dick King-Smith, le même qui avait inspiré le film "Babe, le cochon devenu berger", relève vraiment le niveau. Autant "Babe" nous avait réjouit au plus haut point autant ce gentil dragon nous rappelle combien le temps passe très lentement lorsque le filme est mauvais.
Totalement mièvre et dégoulinant de bons sentiments, "Le Dragon des mers", qui s'inspire de la célèbre légende du Loch Ness, ressemble à un beau dépliant touristique sur L’Ecosse et nous rappelle que la guerre c’est moche, que les adultes ne comprennent rien à rien et qu’il ne faut pas faire de mal aux animaux (…le refrain habituel quoi). Rien de détestable dans tout ça me direz vous, mais quitte emmener les gosses au ciné autant se faire plaisir. Espérons qu’il ne faille pas attendre la sortie de "Toy Story 3" pour ça.

Après avoir inspiré Jean-Marc Mathis et Thierry Martin, au tout début de cette année 2007 (”Les jambons d’Ysengrin”), voilà que c’est Bruno Heitz qui s’y colle pour la toute nouvelle collection “Fétiche” de chez Gallimard qui a pour but de faire adapter des œuvres de la littérature par des auteurs de bande dessinée.
Connu surtout pour sa formidable série “Un privé à la cambrousse” (ceux qui ne connaissent pas doivent absolument découvrir ça !), Bruno Heitz, également habitué de la littérature jeunesse, s’empare de ce classique pour lui donner la forme, le style et les couleurs qui sont les siennes. Comme d‘habitude, aurait-on envie de dire, c’est très drôle, et quelques mille ans après sa création, ce conte médiéval, satire de la société de féodale de l’époque rien perdu de son mordant et son pouvoir satirique.
Bref, une occasion de plus de retrouver Ysengrin, Renart et les autres dans un beau et grand format plein de couleurs que pourront lire les parents en compagnie de leurs enfants. Chouette !
Editions Gallimard, coll. Fétiche
48 pages - 13 euros

Le cinéma en 3D serait il en perte de vitesse ? Après des débuts fracassants et éblouissants (Toy Story, 1001 pattes,…) ce type de réalisation s’est imposée aujourd’hui comme quasiment le seul et unique type de dessin animé visible au cinéma. Malheureusement tous les studios veulent le part du gâteau et tentent d’exploiter le filon au maximum. Après les lourdingues Gang de requins, Robots, Schrek 2 ou 3, (et j’en oublie !!) les studios continuent de sortir les films à la chaîne avec pour unique but : en foutre plein la vue aux mômes, et par la même occasion, saouler les parents. Dernier exemple en date : Bienvenue chez les Robinson.
Avançant à 100 à l’heure, ce nouveau Disney pêche d’entrée par la faiblesse de son animation 3D, décidément toujours pas adaptée à la représentation des humains. Côté scénario c’est pas mieux, on s’ennuie une bonne heure avant de se réveiller pour un final assez réussi. Pour le reste, c’est assez bébête et les insupportables chansons mielleuses, que l’on pensait à tout jamais bannies de ce genre de film, ne viennent qu’alourdir un récit déjà bien pesant.
Bref, on attend avec impatience le nouveau Pixar (les indestructibles, 1001 pattes, monstres et Compagnie) pour pouvoir espérer encore se faire plaisir au cinéma devant un film d’animation 3D.


