Mardi 6 mai 2008
Alors que le plus célèbre groom de Belgique, de France et d’ailleurs, j’ai nommé Spirou fête ses 70 ans, Dupuis sort “Une aventure de Spirou et Fantasio par…” Emile Bravo, auteur dont on apprécie à chaque nouvelle sortie le talent et l’intelligence de ses récits, destinés aussi bien aux enfants qu’aux adultes et que l’on a pu notamment apprécier ces dernières années dans “Les épatantes aventures de Jules”.

En adaptant Spirou, Emile Bravo décide de nous raconter les débuts du garçon, en 1939, au Moustic-Hôtel, comment il a rencontré Fantasio, et bien sûr comment il a failli empêcher l’éclatement de la seconde guerre mondiale.

Dans un habillage à l’ancienne, autant dans le dessin, dans le découpage que dans le choix des couleurs, Emile Bravo, met en place un récit d’aventures plein de finesse et d’esprit, truffant son scénario de clins d’œil à l’univers de Tintin, faisant notamment référence au journal “Le petit 20ème”.


On suit donc Spirou dans ses aventures, encore jeune, pas totalement sûr de lui, se faisant embobiner facilement, et dont la chance et l’insouciance vont l’amener à se retrouver, bien malgré lui, au cœur de tractations concernant le sort de la Pologne. Pris dans la grande aventure de l’Histoire, Spirou va se démener comme un beau diable pour tenter d’apporter sa contribution au maintien de la paix dans un passage épique et très drôle qui vaut à lui seul l’achat et la lecture de ce livre.


Mais en dehors de cet épisode cocasse, il y a mille raisons de ce réjouir de cette lecture aux vertus éducatives qui, en plus de nous faire passer une excellent moment, a le mérite de donner une image presque décalée et pour ainsi dire nouvelle de Spirou qui en a connu de toutes sortes depuis la création du personnage par Rob-Vel, il y a… 70 ans.


Editions Dupuis
72 pages - 13 euros


 

Dimanche 4 mai 2008
Je vous avais parlé il y a quelques années d’une chouette mais angoissante série en manga signée Kazuo Umezu : L’école emportée, qui racontait comment une école se retrouvait propulsée dans un univers inconnu, loin de la terre et dont les élèves finissaient par s’entretuer pour survivre.
En 2007, Glénat (déjà à l’origine de la publication des 6 volumes de "L’école emportée") publie "Baptism" une autre série majeure de cet auteur japonais.
Dans cette histoire en 4 tomes, on découvre l’histoire incroyable une actrice célèbre, obsédée par sa beauté qui voit sa carrière et sa vie brisée par une tache qui envahit peu à peu son visage. Mais, le plus terrifiant arrive quand cette dernière décide de transplanter son cerveau dans la tête de sa jeune et jeune et jolie fillette, finalement conçue et mise au monde à ces fins.

Tout comme "L’école emportée", "Baptism" se dévore plus qu’il ne se lit et devient très vite un objet de lecture assez captivant et terrifiant tant par le plan machiavélique mis en place par le femme/fille que par les thèmes abordés que sont l’éternelle jeunesse, la fascination et la dégradation du corps, la violence et la manipulation psychologique… autant de thèmes déjà croisés chez Osamu Tezuka dont Umezu peut-être d’ailleurs être considéré comme un contemporain.

Sans doute encore plus abouti que "L’école emportée", "Baptism" bénéficie en outre d’une fin extrêmement bien vue et qui a le mérite de surprendre le lecteur jusque dans les dernières pages.
On attend évidemment avec impatience de prochaines publications en France d’œuvres signés Kazuo Umezu dont on a pas fini de découvrir les talents.

Glénat - 4 tomes parus

Jeudi 6 mars 2008
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Ce n’est plus un scoop, L’excellent Joseph Ghosn quitte les inrockuptibles. (aucune raison évoquée si ce n’est "l’envie de tourner la page".) Décidément c’est l’hécatombe dans ce journal qui a vu, ces derniers mois, partir ses meilleurs plumes. Manquerait pu que Richard Robert fasse lui aussi ses valises.
Joseph Ghosn qui avait, souvenons-nous déjà fait les beaux jours de Magic il y a une dizaine d’années laisse donc ses fervents lecteurs (dont je fais partie) orphelins. La rubrique BD qu’il tenait à bouts de bras risque d’en pâtir.. à suivre. Et tous ces disques qu’il était (sans doute) le seul à écouter et à chroniquer vont me manquer.
Pour les accros, on peut retrouver Joseph Ghosn sur son blog http://www.josephghosn.com 



Mardi 19 février 2008
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 Du côté de Toulouse aujourd’hui, Etienne un détective privé, qui vit de petites filatures gagne un beau jour au loto. Il en fait part à son meilleur ami lors d’un dîner et c’est là que les problèmes vont commencer. Distrait au possible, ce dernier va à partir de ce moment là être alors victime d’incidents étranges, de situations absurdes…

En s’associant avec Jean-Claude Denis, l’incontournable duo Dupuy et Berbérian ne prenait finalement pas trop de risque tant l’univers JC Denis se rapproche à bien des égards du leur. On retrouve donc bien ici l’ambiance de douce mélancolie si chère à JC Denis, avec ces personnages aux caractères gentiment dépressifs, ce quotidien à la fois banal et extraordinaire que l’on a déjà pu apprécier par le passé dans les livres de JC Denis mais également dans le petit monde de “Monsieur Jean”.
Dans “Un peu avant la fortune” Les auteurs mettent ainsi sur pied une histoire basée sur les hasards et les coïncidences de la vie, en développant l’idée qu’un homme qui se retrouve virtuellement à la tête d’une grosse somme d’argent va quelque peu perturber sa vie et modifier son comportement et sa relation aux autres.

Résultat : on a un récit agréable avec une intrigue sympathique (ne louper pas la pirouette finale) mais dans lequel on bien du mal à retrouver l’entrain et le dynamisme que l’on a pu apprécier par le passé chez les uns et les autres. Reste le style graphique de Dupuy et Berbérian qui se renouvèle quelque peu ici, avec une nouvelle ligne, des couleurs très douces, très chaleureuses. Trop peu pour faire de cette rencontre au somment une vraie réussite.

Editeur : Dupuis Collection : aire Libre
80 pages - 15 euros - parution : 23/01/2008

http://airelibre.dupuis.com


Vendredi 8 février 2008


A l’image de Florence Cestac il y a quelques mois pour les éditions Futuropolis, Serge Clerc s’est emparé de l’histoire du journal Métal hurlant pour en faire un livre en bande dessinée. Une manière pour les anciens de verser une petite larme et pour les plus jeunes (comme moi) de découvrir qui tenait les manette de cet étrange vaisseau spatial. On apprend ainsi que c’est Jean-Pierre Dionnet, grand fan de cinéma et notamment de science-fiction qui en compagnie de quelques dessinateurs (Moebius, Tardi, Druillet…) va donner naissance à un des plus importants journaux de culture underground des années 70/80. Une revue qui parlait de BD, de science-fiction, de polars, de rock, de cinéma.

A cette occasion l’émission "minuit / dix "de Laurent Goumarre recevait à occasion de la sortie du livre de Serge Clerc et l'incontournable Jean-Pierre Dionnet pour parler du bon vieux temps.

Pour écouter l'émission c'est ici


par Benoit RICHARD publié dans : LECTURES
 

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Radio Hop


Une sélection  qui délaisse les nouveautés pop, rock, electro pour se consacrer sur une poignée de vieux titres qui, j'espère, vous feront passer un bon moment.

01) Sim & Eric de Marsan : le roi des bricoleurs
Pour commencer THE TUBE incontestable de la sélection, une rareté, un titre coquin et plein de bonne humeur, composé par Eric Demarsan ("L’armée des ombres", "le cercle rouge"…) et interprété par Sim. Si, si, Un must !!!

02) Lee Hazlewood  : Hey cowboy
On ne présente plus Lee Hazlewood, chanteur counrty pop sorti des oubliettes il y a quelques années avec des rééditions (dont le fameux "Cowboy In sweden" d’où est tiré cet immanquable "Hey Cowboy") et des articles dans la presse spécialisée pour vanter le talent de composition de ce gbeau moustachu qui se fit surtout connaître pour ses duos avec la non moins charmante Nancy Sinatra.

03) Raisonance  : Ok Chicago
Composé pour un film policier type blaxpoitation "Ok Chicago", ce titre "70's à fond !!!"est en fait co-signé par Pierre Bachelet qui, à l’époque, était surtout connu pour ses compostions pour la pub, la télé et le cinéma... c’est après que tout se gâte.

04) Doris Day : Send Me No Flowers
Extrait d’une compilation Easy listening à bas prix mais forte intéressante dans laquelle des voix (Tony Benett, Percy Faith, …) chantent Burt Bacharach, ce "Send Me No Flowers" (composé pour le film du même nom signé Norman Jewison) est une vraie petite merveille, dans des harmonies qui rappellent un peu (en plus enjoué et moins sombre), la mélancolie du fabuleux thème "Suicide is Painless" du film M.A.S.H.

05) Bourvil & Fraçois de Roubaix : Petit agneau
On savait rire dans le temps, en témoigne cet extrait d’une B.O. de François De Roubaix pour un film de J.P. Mocky avec Bourvil en tête d’affiche ("la grande lessive") qui ici nous propose un chant liturgique digne des grands moments de Jean Yanne.

06) Dashiell Hedayat & Gong : Chrysler
Dashiell Hedayat, écrivain connu sous le nom de Jack-Alain Léger est aussi l’auteur d’un album culte en compagnie du groupe Gong en 1971 : "Obsolete", l’indémodable titre "Chrysler" devrait donner envie à ceux qui ne connaissent ni l’un ni l’autre d’aller à la découverte de cet album.

07) Michel colombier – Du fond de mon lit
Michel colombier fut d'abord onnu pour avoir composé la fameuse "Messe pour le temps présent" en compagnie de Pierre Henry, mais aussi pour avoir collaboré avec Gainsbourg (Elisa, Manon70). Le crépusculire "Du fond de mon lit " est extrait de l’album "Caport pointu" paru en 1969 et qui restera cmme son seul véritable album pop.

08) Gillian Hills - Le paradis pour toi
Pur produit des 60’s Gillian Hills est la chanteuse yé-yé par excellence : petit minois, look sexy, chansons cul-cul la praline et musiques pop chacha. Elle fut ensuite actrice sur quelques films. Une Gillian Hills qui inspira sans aucun doute Bertrand Burgalat dans la composition de l’album "Chrominance Decoder" d’Aprile March, sommet de label Tricatel.

09) Jean-jacques Perrey – Crazy Crow And Daffyduck
Gros fournisseurs de musique, d’habillage sonore pour la télévision du tout début des années 80 (comme ici pour les fameux interludes d’Antenne 2), Jean-Jacques Perrey est aussi celui qui a rendu célèbre en France les sonorités si particulières du fameux synthé Moog ; des sonorités qui accompagnèrent toute une génération d’enfants télévores.

10) Joe Hisaishi – Sonatine
Fausse vieillerie pour terminer avec Ce titre extrait de la B.O. du film "Sonatine" de Takeshi Kitano, pour rendre hommage à ce formidable composteur japonais que l’on rattache bien sûr aux films de Kitano mais également aux films d’animation de Miyazaki.

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